Une symphonie à préserver 1

Galerie Les Poissons Volants
Ile d’Oléron
80 x 130 cm
1900 €

Une symphonie à préserver 2

110 x 110 cm

Collection privée

Une symphonie à préserver 3

110 x 110 cm

2500 €

Nature

Citadelle de Blaye

24 x 30 cm
250 €

Nature

Citadelle de Blaye

24 x 30 cm

250 €

Nature​

Citadelle de Blaye

 24 x 30 cm
250 €

 
 

Nature

65 x 81 cm
900 €

Nature

Galerie Les Poissons Volants
Ile d’Oléron
65 x 81 cm
1100 €

Nature

Cabinet dentiste
Saint-André de Cubzac

30 x 40 cm
550 €

Nature

65 x 81 cm
700 €
Boutique Oulahop
Citadelle de Blaye

Baiser au phare du petit minou

130 x 130 cm
3600 €

Nature

36 x 119 cm
700 €

Dans la forêt

120 x 130 cm
2900 €

Les plus grands tableaux 90 x 180 cm
 

90 x 180 cm
3500 €

Marie-Laure DRILLET poursuit son exploration des chemins du désir et des désirs, tant son goût pour la multiplicité et l’altérité parcourt son œuvre et chacune des collections qu’elles nous offrent. Et l’on tomberait bien dans le panneau. Ici, le panneau est figuratif, et l’on se laisserait aisément prendre à la joliesse plutôt qu’à la beauté, à la maîtrise des techniques plutôt qu’à l’inspiration, aux plaisirs des sens plutôt qu’à l’expérience du désir. La nature, les arbres, la forêt sont dans l’air du temps. Je pénètre dans cette forêt idyllique, je caresse les troncs, je ressens la pureté originelle qui sourd de ces racines qui plongent dans le sol profond, et dans la transe, comme si seule la terre ne mentait, je crois me souvenir, je crois comprendre.

Je ne me souviens de rien du tout, et surtout, je me trompe.

Dans une quête d’absolu, je me suis laissé berner par les camaîeus de vert et le rousseauisme du temps présent. Marie-Laure nous fait croire au douanier, notre conformisme nous emmène vers le genevois. Toute cette luxuriance n’est pas celle d’un paradis perdu mais la luxure d’un monde à construire. Elle ne cherche pas à plaire à l’air du temps ou à la mode.

Entrez. Entrez « vraiment » dans ces forêts, et vous verrez que le couvert végétal n’est que le masque de nos illusions et de nos vérités. On croit voir un paysage et l’on chemine dans les arcanes de l’âme. Tout n’est que décor où se dissimule l’esprit. C’est Bougainville chez Lacan. Ou l’inverse. Ces forêts originelles sont des filigranes.

Comme toujours avec Marie-Laure, cherchez la femme, et vous trouverez l’humain. Ces forêts sont un ailleurs où tout n’est que luxe, calme et volupté. C’est le là-bas des femmes libres et heureuses, et pas seulement des femmes. C’est un ailleurs où l’altérité est une chance. C’est toute l’ambivalence du luxe qui se retrouve chez cette artiste plasticienne, même si elle s’en défend. Mais ici, le luxe est aussi et surtout la beauté qui transcende la norme. Sommes-nous toujours conscients de nous, de nos actes, comme de nos œuvres ?
Derrière les frondaisons, les différences sont plus qu’une chance : une opportunité.
Daniel Cornut (01.09.2024)