Article paru le 14 mai 2021 dans Sud-Ouest
Merci à Xavier Samuel qui est venu me rencontrer au Comptoir Local où sont exposées une vingtaine de tableaux
© Crédit photo : X. S.

ML Drillet devant sa toile intitulée :
« Avant, j’aimais les anniversaires masqués »
 

Publié le 13/05/2021 à 18h17
 

Sans doute se souviendra-t-on dans quelques années que cette période hors normes de pandémie fut dans notre pays une longue traversée du désert pour la culture et que, pour tous ses acteurs, sans oublier les spectateurs, le huis clos sanitaire fut une véritable épreuve.

Car le distanciel n’est à l’évidence pas une solution satisfaisante de substitution à nos envies de partage et d’émotions. Une artiste-peintre comme Marie-Laure Drillet a, par exemple, besoin d’espace et de lieux de visibilité.

Après avoir pu accrocher quelques-uns de ses tableaux à la Maison des services publics (voir notre édition du 15 mars), certaines de ses œuvres ornent actuellement les murs du Comptoir local.

Une solidarité précieuse

Cette épicerie ouverte depuis quatre ans est désormais bien connue dans la ville car elle fut la première à proposer des produits en circuit court et en vrac. « L’équipe a fait preuve depuis le début du premier confinement de solidarité et c’est très précieux », précise-t-elle. Habitante de Saint André, elle vient régulièrement changer les tableaux.

À noter que son atelier, situé non loin de là, est ouvert et qu’elle continue de proposer à des particuliers d’autres tableaux « à confiner à domicile ».

Le Comptoir local 7 rue du Commandant Cousteau.

Saint-André-de-Cubzac
L’art s’invite à la Maison des services publics

  Lecture 1 min

Accueil Gironde Saint-André-De-Cubzac Exposition jusqu’au 26 avril 2021

L’artiste expose plusieurs formats de tableaux. 
© Crédit photo : X. S.

Par Xavier Samuel
Publié le 15/03/2021

   Ouverte depuis le mois de juin 2020, la Maison des services publics de la Communautés des communes du Cubzaguais est aussi un lieu de « refuge culturel ». En effet, après avoir accueilli pour une « pastille chorégraphique » la compagnie Burn out/Jann Gallois fin janvier, c’est au tour de l’artiste plasticienne Marie-Laure Drillet d’y exposer depuis le 1er mars quelques-uns de ses tableaux, en partie issue de sa dernière série « Confidences de confiné-e-s ».

Son style original, fruit d’un apprentissage éclectique aux beaux-arts, mêle peinture, collage et recyclage sur des formats variés. On y retrouve le thème central de son inspiration : démêler les stéréotypes sociaux des rapports hommes-femmes notamment dans les relations amoureuses avec un regard à la fois impertinent, décalé et surtout optimiste.







« On a tous et toutes à gagner dans l’égalité », dit l’artiste installée depuis plusieurs années sur le territoire. « C’est très important pour moi d’être aussi exposée localement », confie-t-elle, très attachée à cet esprit communautaire, important pour cette native de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Tableau à domicile

Il est possible également de la rencontrer à son atelier ou bien aux Petites pépites, boutique associative d’artisans ou créateurs locaux située rue Dantagnan, en centre-ville. Enfin, autre originalité, depuis quelques mois, elle propose à des particuliers d’exposer certains de ses tableaux à leur domicile puisque les galeries ou salles sont en grande partie fermées : « J’en ai de disponibles notamment en grand format ». Avis aux amateurs qui souhaitent apporter un réel cachet à leur intérieur.

Merci à Xavier Samuel d’être venu me rencontrer sur l’espace de l’exposition pour écrire cet article

 

 

 

Merci à Aude Gaboriau qui me suit sur Fb et qui a pensé que cette idée extravagante était digne d’un petit article  ,:)

J’ai toujours eu plusieurs expos en même temps donc 35 tableaux par ici et 40 par là, je m’en sortais bien mais là… C’est le bordel. Alors on continue ?… Juste le temps que Sam me fasse un hangar de… 300 m2 ? Faites votre choix dans la rubrique « actualité » Si vous n’êtes pas trop loin bien sûr …

 

Les Petites Pépites vendent en ligne

Par Philippe Charbonneau Publié le 09/11/2020 à 3h49   Lecture 1 min

A La Une Saint-André-De-Cubzac 

Laure Drillet, une des principales animatrices de la boutique. © Crédit photo : Photo P.C.

L’association Les Petites Pépites, créée en 2017 et installée au 32 rue Dantagnan à Saint-André-de-Cubzac, est un collectif de créateurs, artistes et artisans locaux de la Haute Gironde et de ses environs œuvrant dans différents domaines : arts plastiques, mode, accessoires, bijoux, gastronomie, design, décoration, enfants, beauté, musique. Ils se sont regroupés afin de faire mieux connaître leurs réalisations. L’effectif est stable depuis la création, les départs étant vite compensés par des arrivées.

La boutique reçoit régulièrement de nombreux visiteurs venus découvrir les créations de ces artistes et artisans, achetés le plus souvent comme cadeaux. Mais malheureusement, comme de très nombreux petits commerçants, la boutique est victime du confinement et a dû fermer ses portes au public comme au printemps dernier. Pour faire face à cette nouvelle fermeture et continuer à servir leur clientèle, les 26 adhérentes actuelles de l’association ont décidé, comme de nombreux petits commerçants, de créer leur site de vente en ligne : lespetitespepites.art.

Des centaines de produits

« Notre site, que nous avons appelé “clique et collecte”, en français, est ouvert depuis le 5 novembre et présente plusieurs centaines de produits, pratiquement tous ceux qui sont en boutique », précise Marie-Laure Drillet artiste plasticienne. Tous ces créateurs ont passé une bonne semaine de travail intensif pour photographier un par un leurs produits, tableaux, sacs à main, bijoux, savons artisanaux, confitures, etc… et les présenter sur le site. « Chacun peut être commandé et retiré ensuite à l’entrée de la boutique après un rendez-vous fixé par téléphone et bien sûr avec toutes les précautions sanitaires requises et le port du masque obligatoire. »

Malgré ces nouvelles dispositions, les prix n’ont pas été augmentés et les acheteurs ont toujours la possibilité de demander une pochette cadeau.

« Nous avons mis toutes nos compétences en commun pour préparer et réaliser ce site, notre salon de thé est bien entendu fermé mais lors du retrait des commandes, nous accueillons toujours nos clients avec plaisir et convivialité en attendant une réouverture normale que nous espérons proche. »

  www.lespetitespepites.art

 

 

 

COUTRAS # Marie-Laure Drillet lance la saison

  L’installation des toiles reste un moment important. © Crédit photo : Photos S. F.

Chaque œuvre fait appel à plusieurs techniques

Par Sandrine Fernandez                                                    Publié dans Sud-Ouest le 23/09/2020

Jusqu’au dernier moment, la semaine passée, Marie-Laure Drillet disposait ses œuvres à l’espace culturel Maurice-Druon en vue de l’exposition « Confidences de confiné.e.s » qui faisait l’ouverture de la saison culturelle coutrillonne lors de son lever de rideau vendredi dernier.

À travers ses toiles nées au fil de 55 jours de création intense, l’exposition témoigne de « ces petits arrangements que nous avons opéré dans notre quotidien ». Sans jamais donner de leçon, elle invite à regarder ce monde entre parenthèses avec plus de légèreté.

En associant peinture, collages et dessins, elle raconte des tranches de vies. Impertinents, drôles et teintés d’autodérision, ses tableaux sont un arrêt sur image de nos vies confinées emprunt de gaieté et de couleurs.

Le vernissage de l’exposition, qui marquera l’ouverture de saison à proprement parler, se déroulera ce vendredi, à 18 heures (nouvel horaire) sur inscription au 05 57 69 43 80 (jauge limitée).

 

 

Merci à Jean-Louis Mahé – L’écho # télécharger le pdf pour une lecture plus facile

 

 

Merci à Philippe Charbonneau pour cet article

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Merci à Aude Gaboriau – Haute Gironde

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Merci à Frédéric Lacoste – Le courrier de Gironde   

Mise au point sur… l’homme

À l’occasion de la traditionnelle Journée internationale des droits des femmes, l’artiste plasticienne Marie-Laure Drillet dépoussière à Blaye les idées reçues sur la femme, mais aussi, de manière plus inattendue, sur l’homme. Rencontre.

Courrier de Gironde : Quelle est votre définition du féminisme ?

Marie-Laure Drillet : Je ne me considère pas comme ultraféministe. Ma position est la suivante : On ne joue pas les femmes contre les hommes. Ou, dit autrement, si je prends la défense des femmes, ce n’est pas aux dépens des hommes. L’émancipation des femmes, c’est évidemment une très bonne chose, mais il ne faut pas que celle-ci se construise sur un rejet global, voire une diabolisation de la gent masculine.

C.G. : Exposer votre série « Tous les hommes… », c’est une façon de remettre les pendules à l’heure ?

M.-L.D. : Tout de suite après mon travail intitulé « Les Gourmandes », qui explorait le couple et le désir à travers des fantasmes faisant référence à une sensualité débridée, j’ai commencé cette série sur les hommes. Je trouvais qu’on nous rabâchait des clichés qui me paraissaient injustes, du moins par rapport à la plupart des hommes que je connais. Pourquoi toujours parler des « vilains », de ceux qui se comportent mal, sans accorder une place aux hommes responsables et respectueux ? L’image d’Épinal du patriarche installé en bout de table et qui fait la pluie et le beau temps dans sa maison, c’est fini, ou du moins, c’est devenu extrêmement rare ! L’homme censé mettre les pieds sous la table pendant que son épouse s’occupe de toutes les tâches domestiques, voilà une caricature tellement grossière de ce que je peux observer chez mes amis et dans mon proche entourage, que j’ai du mal à croire qu’il existe encore des hommes comme cela.

C.G. : Quelle est l’image du couple que vous souhaitez mettre en avant ?

M.-L.D. : Pour moi, tout est une question d’équilibre, de complémentarité. Il ne faut pas que nos différences nous séparent, nous isolent l’un et l’autre. Je crois que le couple, c’est avant tout une équipe. L’un peut aller faire la fête s’il en a envie, pendant que l’autre s’occupe des enfants. L’important est que ce ne soit pas systématique et qu’il y ait alternance, pour que les envies respectives de l’homme et de la femme puissent être satisfaites. L’effort dans le couple, non merci. On en fournit déjà assez dans le travail quotidien. Le couple doit être un espace de liberté, d’écoute et de respect. J’attache beaucoup d’importance à cette notion de liberté, car le conformisme ambiant empêche souvent d’affirmer ses désirs en toute sincérité, ce qui est dommageable.

C.G. : Votre technique a-t-elle évolué au cours de ces dernières années ?

M.-L.D. : Le principe reste le même, à savoir une technique mixte de collage d’images retravaillées à la peinture acrylique en vue d’accentuer une attitude. Mais là où auparavant, j’utilisais de vieux magazines pour y puiser ma matière, je préfère prendre aujourd’hui en photo des personnes que je connais. Ce sont eux les vrais héros de mes histoires.

C.G. : Faudrait-il une Journée de l’homme comme il y a une Journée de la femme ?

M.-L.D. : En tout cas, je pense que les hommes sont victimes d’un discours qui les montre du doigt en les mettant souvent tous dans le même panier. Dans la série exposée à Blaye, le public doit bien lire les légendes, ce sont elles qui aiguillent le regard et permettent d’éviter de faire des contresens. Parmi les clichés que je retourne, il y a la prétendue addiction des hommes au travail, leur supposée superficialité qui les ferait rechercher uniquement des femmes au physique irréprochable, ou le fait qu’ils se transformeraient en véritables « monstres » dès qu’ils sont quittés. Et je pourrais dire également qu’il y a des hommes beaucoup plus féministes que certaines femmes, et avec qui l’on peut vivre en parfaite harmonie !

Infos pratiques : Exposition visible du 2 au 15 mars au Couvent des Minimes de Blaye. Accès libre et gratuit.

Propos recueillis par Frédéric Lacoste  pour Le courrier de Gironde                                                               Photo : M.-L. Drillet

Légende photo : « Tous les hommes ne se contentent pas d’une parfaite ménagère »

Frédéric lacoste Le courrier de Gironde